Les critères de réussite pour une start-up 


Créer son entreprise c’est une formidable aventure qui d’abord vous élève. Quand elle vous remplit de la satisfaction d’avoir trouvé une idée lumineuse et de la force de franchir le pas. Créer. Ensuite cette aventure vous plonge dans les tourments du démarrage, la grande essoreuse. Quand elle vous demande toujours plus de résilience pour faire face à tous les imprévus que vous avez beau essayé d’anticiper. En vain. Si vous et votre entreprise avez survécu à ça, alors seulement vous pourrez envisager le développement accéléré de votre projet. Avec la traversée ci et là de zones de turbulence qui auront fini de faire le tri entre les entrepreneurs à succès et les entrepreneurs qui devront rebondir plus forts de leur échec.



Les critères de réussite essentiels pour une start-up sont les suivants :




Le concept c’est-à-dire la raison pour laquelle la start-up a été créée. Il peut s’agir de produits ou de services proposés aux consommateurs. Il convient de souligner ici que ce premier élément est très important ;

Les associés, ou l’équipe qui va réaliser concrètement les objectifs de la start-up. Le promoteur d’une idée ou d’un projet a besoin de personnes motivées et compétentes pour donner vie à son projet.

Le modèle économique de gestion, appelé aussi business model, qui est le processus choisi par la start-up pour rentabiliser ses investissements. Celui-ci indique comment l’entreprise compte s’y prendre pour faire des profits : prestation de service, vente de produits, etc.

Le financement : les start-up reçoivent des fonds permettant leur création et leur fonctionnement jusqu’à ce que leurs investissements portent leurs fruits. Comme pour toute autre entreprise, Le capital sert à faire face aux difficultés financières éventuelles.


La gestion de temps (et dans le temps) ou timing. Elle revient à déterminer le moment du lancement et l’opportunité de l’apparition de la start-up.


La capacité à « percer » et à grandir vite : c’est un critère essentiel pour les start-up qui prennent le risque d’investir des sommes importantes au départ. Plus la start-up grandira vite, plus sa capacité future à générer de l’argent (cash-flow) sera jugée intéressante. « Grandir vite » signifie multiplier le nombre d’utilisateurs ou de clients, qu’ils soient solvables ou non. 

La capacité à identifier un modèle économique porteur : le modèle économique est un modèle de rentabilité, un équilibre entre l’attractivité de l’offre de valeur, l’organisation de l’entreprise et sa structure de coûts. Voir notre article sur le modèle économique de l’entreprise.


Une organisation rapidement orientée client



L’organisation de la start-up doit placer le client au centre de toutes les préoccupations : c’est un gage de réussite !

  1. Soyez à l’écoute de vos premiers clients : ils sont à la fois vos ambassadeurs et les « testeurs » de votre offre. Chouchoutez-les, et réagissez à leurs remarques, incitez-les à s’exprimer (par exemple via un questionnaire sur votre site Internet, des questions par SMS…).
  2. Apprenez tout ce que vous pouvez sur vos clients : au-delà de leurs réactions à vos produits ou services, essayez de collecter toutes les informations possibles sur vos clients, pour les connaître collectivement (quelle est votre « clientèle type » ?) et individuellement (pour personnaliser les échanges).
  3. Entrez en contact avec vos clients sur tous les canaux : pensez à créer un blog ou un site Internet vitrine, à être présent sur les réseaux sociaux pour établir une relation plus étroite avec vos prospects et clients…
  4. Pensez mobile : aussi importante que la présence sur Internet – voire plus selon votre activité – une version accessible en mobilité de votre communication doit être rapidement lancée, par exemple sous la forme d’une application mobile.
  5. Automatisez toutes les tâches qui peuvent l’être, pour gagner du temps et pouvoir consacrer plus de temps à la relation personnalisée lorsqu’un client vous sollicite.

 

Vente, marketing, service client : l’interface de votre activité !



La question de la répartition des rôles va alors se poser plus fortement dans les fonctions liées au client, à sa satisfaction, sa vision de la start-up… Ces postes sont essentiels car, pour une jeune entreprise, une image négative est une condamnation à l’échec !

Alors, faut-il associer vente et marketing, et même service client, ou dès le départ scinder les fonctions ?

Les deux stratégies sont possibles. À condition toutefois de respecter quelques règles !

  1. Quelle que soit l’organisation adoptée, définissez clairement qui est responsable de chaque aspect de la relation client (demande de tarifs, questions sur les produits, questions sur les conditions de vente, plaintes ou réclamations, …), et sur quel canal (téléphone, e-mail, réseaux sociaux…). Toute sollicitation doit être prise en compte au plus vite, dans l’idéal le jour même.
  2. Appuyez-vous sur des outils logiciels qui permettent de centraliser toutes les informations clients, et à chacun d’exploiter celles qui lui seront utiles. Par exemple, les équipes commerciales doivent retrouver facilement les offres marketing qui ont été présentées à un client précis qu’elles vont rencontrer, et les équipes marketing doivent pouvoir ajuster leurs campagnes en fonction des informations que les commerciaux ont réunies sur chaque client. Choisissez des outils simples à prendre en main, évolutifs pour accompagner votre croissance, et personnalisables selon vos besoins.
  3. À chaque phase de croissance, des rôles seront progressivement séparés – par exemple vente et marketing, puis marketing et communication, etc. Rappelez à chaque étape les responsabilités de chacun !

En résumé, pour réussir, la start-up doit penser immédiatement « comme une grande », et oser adopter la même organisation, les mêmes outils, et surtout la même rigueur !


Les principales raisons des échecs de start-up, par ordre décroissant :



  1. Ignorance des besoins consommateurs : c’est la principale raison de l’échec. Les fondateurs partent de leur rêve personnel et oublient d’explorer les besoins de la clientèle,
  2. Pas de potentiel de marché,
  3. Problème de constitution de l’équipe, ou de compétences au sein de l’équipe,
  4. Efforts de marketing ou de créativité insuffisants,
  5. Difficultés de trésorerie,
  6. Problème de modèle économique,
  7. Produit lancé au mauvais moment,
  8. Manque de dynamisme ou de passion,
  9. Difficulté à franchir un cap de développement,
  10. Faiblesse au niveau du produit ou de sa qualité,
  11. Problème au niveau de la structure de prix du produit (trop cher, pas assez de marge),
  12. Incapacité à faire jouer le réseau,
  13. Tensions au sein de l’équipe,
  14. Manque de vision stratégique,
  15. Découragement progressif.
Par Siline
Publié le dim. 18 oct. 2020 à 18:50 - Mis à jour le dim. 18 oct. 2020 à 23:42
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